À PROPOS

If It’s Good est une plateforme de recherche fondée sur une méthode féministe, collaborative et inclusive. Née en 2020, l’association agit sur deux axes : programmation artistique et conception d’outils numériques.

RECHERCHE

THÉORIE ET CRITIQUE D'ART

Les nouvelles technologies transforment notre vie affective. Cette hybridation entre l’humain et la machine fait écho à l’image émancipatrice du cyborg développée par Haraway dans les années 1990. Mais cette image est ternie par l’enregistrement des données personnelles , qui donne l’impression d’une grande aliénation et renvoie à l’idée d’une manipulation de masse. Nous travaillons donc, à partir de l’affectivité augmentée, sur la figure post-cyborg de l’humanité connectée. Notre réflexion s’élabore avec et à partir des productions artistiques qui révèlent les paradoxes de cette figure ambivalente de l’être cyborg.

CURATORIAL STUDIES

Nous nous intéressons aux pratiques curatoriales alternatives et collectives pensées à partir des féminismes. Cette ouverture d’espaces-temps singuliers, à la limite du privé et du public, donne naissance à des formats hybrides dont la fonction première est de produire et transmettre des pratiques et des savoirs émancipateurs dans une atmosphère d’exploration collective. L’association If It’s Good est elle-même née d’un salon mensuel organisé par Théodora Domenech dans des espaces privés depuis 2017. Ce salon est conçu comme un laboratoire informel d’échange et de découverte d’artistes et écrivain·e·s femmes, trans et non binaires.

MEDIA STUDIES

Internet, en créant des réseaux de visibilité alternatifs, aurait pu être l’outil idéal pour déconstruire le paradigme esthétique masculin et occidental qui domine les institutions mondiales d’art contemporain et introduire une plus grande diversité. Paradoxalement, le traitement de données massives conduit à mécaniser le travail de sélection et empêche une appréciation critique des œuvres observées. Par leur manque de neutralité, les algorithmes semblent, de plus, reconduire les discriminations à l’œuvre dans le monde de l’art, privilégiant le canon masculin et occidental. Comment retrouver de l’inclusivité dans le numérique ?

PROGRAMMATION

Kate Cooper 'Infection Drivers'

"Émotions Augmentées" est une conférence qui aura lieu à la Fondation Ricard le 27 mars 2021.

©Kate Cooper

OUTILS NUMÉRIQUES

BASE DE DONNÉES (en cours) :

Nous réalisons une base de données d’artistes femmes* internationales. Cet outil est pensé comme un assistant curatorial : son but est d’aider les professionnel·le·s de l’art (commissaires, critiques, enseignant·e·s) à trouver des références d’artistes correspondant à leurs sujets de recherche.

Les artistes présentes sur la base de données sont présentes en raison de leur participation à des expositions internationales ciblées. Nous sélectionnons les expositions et biennales internationales les plus engagées en faveur de l’inclusivité et de la prospection.

Recherche soutenue par le Ministère de la culture (DGCA).

*Artistes femmes, non-binaires et trans

©Hannah Agid

L'ÉQUIPE

RECHERCHE & DIRECTION

Théodora Domenech

Théodora Domenech est docteure en philosophie spécialisée en phénoménologie des sentiments. Elle organise, depuis trois ans, un salon de présentation d’artistes et écrivaines femmes*. Croisant philosophie et études culturelles, ses recherches portent sur les critères de jugement des oeuvres d’art et les discriminations dans l’art contemporain ainsi que sur les effets des technologies numériques sur la vie affective.

RECHERCHE & PROGRAMMATION

Angela Blanc

Angela Blanc est curatrice indépendante et historienne de l’art. Ses recherches récentes questionnent l’influence des politiques et théories féministes sur les pratiques curatoriales, à partir des notions d’intimité, de collaboration et de transmission. En 2020, elle a co-dirigé une programmation en ligne, Sets and Scenarios, en partenariat avec Nottingham Contemporary, portant sur nos relations affectives aux images.

RECHERCHE & PRODUCTION

Angela Blanc

Géraldine Miquelot est chercheuse et commissaire d’exposition indépendante. Après une thèse sur les pratiques de médiation dans les institutions d’art contemporain, elle poursuit ses réflexions sur le travail et les conditions de collaboration. Donnant la priorité à la transmission et à la vulgarisation, elle s'attache notamment à rendre lisibles les mécanismes de domination patriarcale et coloniale en jeu dans le monde de l'art.

YASMINA HATEM, commissaire d’exposition indépendante.
CATHERINE STEPHAN, économiste.

CONTACT

info@ifitsgood.com